3 raisons qui expliquent pourquoi la bourse semble si compliquée?

Pour un investisseur, l’analyse est un préalable indispensable, mais ce n’est que le début.


Un investisseur est un acteur. L’analyste reste lui spectateur du show qui se déroule devant ses yeux. Il pourra le commenter, s’en délecter auprès de son public, mais il ne rentrera pas dans l’arène.


Et ça fait toute la différence.


Les analystes techniques qui ne réussissent jamais à devenir acteur sont nombreux. Il est assez facile d’expliquer aux autres ce qu’il faudrait faire, en théorie. Mais supporter la charge psychologique qui accompagne la prise de position sur les marchés est un jeu différent. Et plus on augmentera la fréquence des opérations et plus ça deviendra compliqué.


En plus d’avoir une bonne analyse de la situation, l’investisseur devra maîtriser sa propre psychologie, en se forgeant un mental adapté, et aussi se doter d’une gestion du risque efficace.


Enfin, le trader performant devra faire preuve d’une rigueur et d’une discipline sans failles. Et pour cela il devra s'armer d'une méthode qui lui facilite le travail. Crier sur tous les toits " je veux devenir rigoureux et discipliné" fonctionne rarement si l'on n'utilise pas les bons outils.



Les principaux échecs chez les traders proviennent d’un manque de discipline dans l’application des règles de gestion du risque.



Dans le vif du sujet : Trop facile


Après coup, sur les graphiques, tout semble simple. Notre esprit ne détecte que ce qui marche bien, c’est l’un des biais de comportement classiques. Et c’est aussi l’une des raisons qui expliquent le décalage entre l’apparente facilité de l’investissement et ses résultats en pratique.


En théorie, tout est facile. Mais un trader ne vit pas en théorie, contrairement à l'analyste.


Lorsque l’on investit en temps réel, on ne connait jamais le résultat. On vit dans l’incertitude, une incertitude permanente, une incertitude que l'on doit apprendre à maîtriser, une incertitude que l'on doit dompter.


Un trader travaille avec des certitudes de long terme (sa méthode éprouvée, ses stratégies backtestées) et une incertitude de court terme (le résultat immédiat d'un trade unique).


Lire un graphique, après la fermeture des marchés, est facile. Tout trader qui maîtrise l’analyse technique est surpris de son efficacité… à posteriori. Et de ce constat simple nait le sentiment d'une apparente facilité qui est un danger réel pour la compréhension réelle de notre activité de trader.


En temps réel, nos émotions créent un filtre entre ce que nous voyons et le ressenti que nous en avons.


Entre l’étude à froid d’un graphe et de longues heures de solitude et de soliloque monotone face à la luminescence des écrans, il y a la différence entre un trader gagnant et un trader perdant.


Quelques périodes sur un graphique passé peuvent se transformer en un ennui mortel, insupportable. Le besoin d’agir, de cliquer, de devenir trader, s’impose ou s’imposera de lui-même.


Je clique, donc je suis... trader.


Mais, en temps réel, lorsqu’une position est ouverte, qu’un stop est placé, et que le compteur fluctue entre le gain et la perte... je suis, je suis parfois et soudain, trop trader.


A froid, vous ne ressentez pas les émotions.


En temps réel, l’épicentre de notre trading virevolte autour de nos émotions, nos émotions qui vont devenir le facteur essentiel de votre trading.

La perception du temps n’est plus la même. Notre cœur résonne dans notre poitrine. Chaque tick dans votre sens arrache un demi-espoir, chaque tick contre notre position nous déchire les entrailles. Et plus ça dure, plus les émotions augmentent.


Au mieux, lorsque ça traine trop longtemps, vous couperez la position pour vous protéger d’une perte juste avant une grande envolée. Vous serez alors agacé et frustré. Il vous faudra gérer ces nouvelles émotions. La frustration et l’agacement ont remplacé la peur de perdre. Mais ce sont nos émotions qui nous renvoient à nos propres manques. A un certain déni de la réalité.


L’ennui, la frustration, l’impatience, l’impulsivité, la cupidité et son versant opposé la peur, l’espoir, l’agressivité et son versant opposée la pusillanimité... toutes ces émotions sont nos ennemis si on les laisse nous guider dans nos choix d’investissement. Les marchés sont d’extraordinaires caisses de résonnances des biais négatifs.





Comment intervenir en sécurité : la convergence et le scoring


La convergence est la clé de toute réussite sur les marchés. Mais c’est quoi la convergence ?

La convergence c’est réunir ce qui est épars sur nos graphiques, et dans nos analyses. On va compiler les éléments en les additionnant. Et si on obtient un score suffisamment élevé, on ouvre l’opération. Sinon, on attend une meilleure opportunité.


Si « toutes les étoiles sont alignées », les probabilités de succès sur la durée seront plus fortes. Mais tout investisseur doit apprendre qu’elles ne garantissent jamais le résultat d’une opération unique. Un trader doit apprendre à maîtriser ce concept de probabilité sur une série de trade qui implique un hasard total sur une opération donnée.


Prenons l’exemple d’une pièce de monnaie. Vous pouvez faire l’exercice. Si vous lancez la pièce une fois, la probabilité qu’elle tombe sur pile ou sur face est de 50%. Mais la réalité vous donnera un résultat de 100%. Soit pile soit face. Si vous aviez parier vous auriez gagné ou perdu.

Maintenant, au bout de 10 lancées, puis de 100 lancées puis de 1000 lancées, la proba d’avoir 50/50 sera d’autant plus forte que l’échantillon sera large.


C’est la même chose en trading. Plus l’échantillon est large et plus on obtient de chances d’avoir les probabilités souhaitées par notre avantage comparatif

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