L'investisseur stratège: Les clés de la performance

September 14, 2016

Les marchés fluctuent entre cycle baissier et cycle haussier, de périodes de volatilité et de tension à des périodes de consensus et d'équilibre. Le plus souvent, les émotions des opérateurs varient au rythme des marchés et au son de commentateurs tranquillement engoncés dans leur fauteuil de spectateur. Et pour nombre d'acteurs, il est difficile de gagner de manière régulière sur les marchés. En effet, la plupart des opérateurs agissent sans tenir compte du contexte global. De surcroît, ils utilisent des outils d'analyse inadaptés et souvent incomplets. Or, pour réussir à performer, années après années, régulièrement, en maîtrisant la volatilité et le risque, l'analyse du contexte global, l'analyse des mouvements de marché, de leur forme, de leur pente, de leur taille, de leur vélocité, est un impératif. Qui plus est, l'évolution des marchés et des techniques, citons notamment l'emprise croissante des ordres algorithmiques, la montée en puissance des fonds indiciels (ETF) et le jeu, parfois trouble, des hedge funds, impose une adaptation rapide et constante des outils d'analyse. Si le monde économique subit, et impose à la fois, une révolution profonde en rendant caduque nombre de théories, l'écosystème de la finance n'est pas en reste. Ne pas en tenir compte serait une erreur.

 

Investir dans la tendance

L'esprit humain est ainsi fait qu'il peut sembler "malin", parfois même "intelligent", à certains, d'essayer de prendre position contre la tendance du marché. Soyons clairs! Investir contre la tendance revient à essayer de remonter un courant puissant et contraire. A l'inverse, investir dans la tendance revient à nager dans le sens du courant. 

Pourtant, si investir contre la tendance, pour avoir raison seul contre tous, n'est jamais une bonne option, repérer les tendances qui s'essouflent, les pertes de momentum et de dynamisme, pour ne pas être le dernier à rentrer dans un mouvement, est le travail de tout opérateur qui se respecte.

Repérer la tendance ne suffit donc pas pour investir. Encore faut-il être capable de savoir détecter les inflexions, puis les retournements, dès les premiers signes. Au plus tôt.

 

"L'analyse fondamentale a démontré son inefficience sur des marchés cyclothymiques, maniaco-dépressifs qui s'ignorent et qui alternent entre vagues de chaud (euphorie et bulle) et vagues dépressives (krach rampant ou vague baissière déferlante)"

 

De quelle tendance parle-t-on?

Il est difficile de parler de tendance sur les marchés sans en référer à un horizon de temps précis. Des données mensuelles au tick par tick, il existe un large éventail de tendances, évoluant de manière fractale. Lorsque la tendance est convergente sur plusieurs temporalités, il est facile de déterminer le mouvement général. Mais lorsque les tendances s'imbriquent entre hausse et baisse, entre zones d'équilibre et de déséquilibre, l'opérateur perd clairement en netteté de vision. Les marchés sont alors soumis à des mouvements brusques, sans relais, presque sans raison, les traders précipitant sur le moindre mouvement, espérant enfin surfer sur un mouvement impulsif. Ces périodes de divergences sont souvent destructrices pour les opérateurs débutants et les moins aguerris.

 

 Utiliser des outils d'analyses modernes.

L'analyse fondamentale a démontré son inefficience sur des marchés cyclothymiques, maniaco-dépressifs qui s'ignorent et qui alternent entre vagues de chaud (euphorie et bulle) et vagues dépressives (krack rampant ou vague baissière déferlante). L'analyse technique apporte un élément de compréhension crucial des marchés en se concentrant sur les seuls éléments concrets, disponibles pour tous, au même moment: le mouvement et les fluctuations des prix. Mais l'ajout de l'analyse comportementale est aujourd'hui devenu indispensable à la compréhension des marchés dans un monde interconnecté où le bruissement d'un clavier de l'autre côté de l'Atlantique ou du Pacifique peut déclencher des vagues du côté européen. Enfin, face à l'invasion (il n'y a pas d'autre terme pour qualifier la montée en puissance des machines et des ordres algorithmiques sur les marchés financiers) des nouvelles technologies, l'utilisation de l'outil informatique est un préalable indispensable. La recherche algorithmique, les back-tests et les stratégies semi-automatiques sont des atouts pour performer de manière régulière sur les marchés, en offrant la possibilité d'analyser en temps réel un nombre quasi-illimité de données.

 

"Dans le domaine de la gestion, le hasard n'a pas sa place, sinon du côté des aventuriers éphémères de la finance"

 

La gestion du risque comme pierre angulaire

Si beaucoup commencent à comprendre que la gestion du risque est l'une des clés de la réussite, peu ont poussé le raisonnement aussi loin que nous ne l'avons fait avec GTAS. L'adage "tant qu'on a pas vendu, on a pas perdu" est évidemment le meilleur moyen d'écourter son passage dans le monde de la finance est des marchés. La gestion du risque ne peut pas et ne doit pas se contenter de fixer une fois pour toutes un risque en pourcentage de capital engagé sur une opération donnée, ou sur un portefeuille global. La gestion du risque est évolutive et proactive. Elle dépend de nombreux critères.

La gestion du risque sera aussi couplée, nécessairement, avec une gestion de position active, élément clé de la réussite dans des marchés volatiles. Plus que jamais, s'asseoir sur une position revient à augmenter son exposition au marché, et donc son risque, sans avoir la certitude d'un retour sur sur investissement à la hauteur de son engagement.

Enfin, la gestion du risque doit s'apprécier au regard de deux critères (en simplifiant): le rendement espéré d'une opération donnée et le taux de réussite historique d'une stratégie.

Dans le domaine de la gestion, le hasard n'a pas sa place, sinon du côté des aventuriers éphémères de la finance. Tout doit être calculé, soupesé, prévu et anticipé. C'est aussi le meilleur moyen de capitaliser, et pas seulement, en espèces sonnantes et trébuchantes, mais aussi et surtout, sur la nécessaire montée en confiance, seule assurance de traverser, dans la durée, sereinement les coups et les à-coups des marchés.

 

La prise en compte de l'opérateur comme variable majeure

Le meilleur système d'investissement, les stratégies les plus efficaces, ne généreront que déception et frustration, si un travail spécifique n'est pas effectué auprès de l'opérateur. Apprendre à se connaître, développer les bonnes attitudes mentales et maîtriser ses émotions doivent faire partie du travail indispensable pour réussir sur les marchés. A cet égard, GTAS facilite cet apprentissage en offrant un cadre sécurisé, qui ne monopolise pas des ressources inutiles, et permet à chaque opérateur de se concentrer sur les périodes et les configurations les plus favorables.

 

Car ce métier, ou cette activité pour certains, est vorace en énergie et en tension. Savoir s'économiser, savoir quand et comment intervenir, déterminer aussi quand ne pas intervenir, est important pour assurer la performance sur le long terme, et pas seulement, sur quelques mois.

 

La réussite en ligne de mire

La prise en compte et la maîtrise de tous ces facteurs, techniques, mathématiques et humains permet d'inscrire l'investissement dans une logique cohérente, répétitive, seule capable de performer dans la durée et de résister aux soubresauts des marchés comme le démontrent nos portefeuilles de gestion depuis des années.